médecine ayurvédique Maharishi

caraka, sanskrit, ayurveda, maharishi, mercanton Âyurvéda est le nom donné au système naturel de santé de l'Inde ancienne. Ce nom est formé de deux mots: âyus, «vie» ou «étendue de la vie» et veda, «connaissance». C'est pourquoi le mot âyurvéda est habituellement traduit comme «la connaissance de la vie» ou, de manière plus précise, comme «la connaissance de l'étendue de la vie».

La pratique et la théorie médicales
s'étendent sur plusieurs millénaires en Inde, ainsi leurs premières expressions sont celles qu'énoncent les textes védiques parmi lesquelles on trouve de nombreuses formules curatives - notamment dans l'Atharvavéda, le Taittirîya Âranyaka, etc. Mais les bases de la tradition âyurvédique classique telle qu'on la connaît depuis deux milles ans furent compilées et transcrites, de l'oral à l'écrit, par Caraka, un médecin cachemirien, dès l'aube de l'ère chrétienne. Elles furent ensuite successivement enrichies d'autres grands traités médicaux tels que la Sushruta Samhitâ, la Mâdhava Nidâna Samhitâ, l'Ashtânga Hridayam, etc.

Il fallut attendre les années 1980
pour que l'âyurvéda commence à connaître une certaine popularité en occident et qu'apparaissent les premiers ouvrages lui étant consacrés. Mais c'est surtout à Maharishi Mahesh Yogi, le fondateur de la technique de Méditation Transcendantale, que nous devons cet éveil d'intérêt car il fut le premier à reformuler cette science médicale millénaire qui, au fil du temps, avait perdu sa portée globale qui est sa force principale. Les principales caractéristiques de ce système sont :
› une conception globale de la santé qui est présentée comme un état intégré de bonheur du corps et de l'esprit; la vie normale est un état de bonheur, la mauvaise santé est anormale bien que les maladies appartiennent à l'ordre des choses.
› une grande importance est accordée à l'hygiène de vie et à l'harmonie de l'individu avec son environnement au sens le plus large du terme. une attention toute particulière est accordée à l'alimentation ainsi qu'à la digestion et à l'assimilation.
› l'insistance porte sur le maintien de l'équilibre de la santé et sur la prévention de la maladie plutôt que sur sa cure. une conception de la maladie comme résultant essentiellement d'un déséquilibre situé à l'interface de l'esprit et du corps menant à une perception erronée de la réalité de la vie, de ses propres besoins et, par conséquent, à des choix inadéquats (comportement, hygiène de vie, alimentation, etc.).
› l'usage de la Méditation Transcendantale, de préparations ayurvédiques à base de plantes, de minéraux, etc. ainsi que le recours aux thérapies de détoxification physiologique pour rétablir un état d'équilibre perdu.

Au niveau pratique l'Âyurvéda Maharishi révèle
à chacun la constitution psycho-physiologique particulière ou prakriti qui est la sienne. Cette constitution reflète les interactions des «humeurs corporelles» ou dosha entre elles qui influencent en permanence notre physiologie. Lorsqu'ils sont équilibrés ces dosha sont sains, mais lorsqu'ils ne le sont pas ils deviennent des facteurs de morbidité.
Notre prakriti est définie dès notre conception, elle reste la même tout au long de notre existence et montre la manière dont la nature nous a façonnés et nous incite à vivre. En effet, selon l'âyurvéda notre corps sait ce qui est bon ou mauvais pour nous. Une fois que nous apprenons à suivre nos tendances innées, nous découvrons que notre corps est capable de réaliser cet équilibre par lui-même, avec un minimum d'effort de notre part.